Le Félibre est le poète écrivain de notre Provence. Artisan de la plume et de la parole, le Félibre fait connaître les célébrités du petit peuple local et trouve son inspiration sur les chemins de notre pays.
Il est bien vêtu (il arbore une montre à gousset) mais n’en est pas pour autant un notable. Sa cape (à capuche), sa canne et son chapeau sont ses compagnons de promenade à travers le pays. Il emmène toujours un livre (ou deux) avec lui ; c’est un artisan-écrivain friand de lectures et de nouvelles rencontres. Au cours de ses voyages, ou en imagination, il a sans nul doute vécu maints passages de l’aventure de son héros, Saturnin Muge.
Le mot “félibre” a été créé en 1854 par Frédéric Mistral et un collège de six autres poètes. Ils fondèrent en ce temps le Félibrige, qui s’est voulu une assemblée de poètes et écrivains chantant la Provence, sa langue et son peuple. Par extension, le Félibrige concerne tous les pays de langue d’Oc et même la Catalogne.Le Félibrige véhicule une forte connotation régionaliste (par exemple l’expression exclusive en Provençal). Pour ne pas sombrer dans certaines polémiques restrictives, nous nous en tiendrons aux notions de poésie et de folklore pour décrire notre petit personnage.
Au-delà d’une appartenance concrète à cette assemblée, le félibre est donc le terme générique pour désigner le poète provençal. Celui-ci vient pour la toute première fois rejoindre les personnages de la crèche provençale dont il devient à la fois le conteur (voire le démiurge) et l’acteur.